HISTORIQUE

Les LA ROCHEJAQUELEIN appartiennent à la Noblesse d’extraction chevaleresque du Bas Poitou. Leurs armoiries figurent au Château de Versailles dans la Salle des Croisades.

Au début de la Révolution, la famille vit tranquillement au Château de la DURBELLIERE.

Voici, en 2007, ce qu’il subsiste de La Durbellière, incendiée en 1793.

Les parents émigrent dès 1791 avec six de leurs enfants. Seul, l’aîné, Henri, 19 ans, Officier de la garde Constitutionnelle, reste en France. Il est l’un des défenseurs des Tuileries le 10 août 1792 puis il retourne en Vendée.

Au premier soulèvement des paroisses provoqué par les persécutions religieuses, la conscription et l’assassinat du roi, les paysans lui demandent de se mettre à leur tête. Il accepte le 12 avril 1793 en prononçant les paroles célèbres :

« Si j’avance suivez-moi, si je recule tuez-moi, si je meurs vengez-moi ! »

Dès le lendemain, c’est une succession de victoires éclatantes : Henri bouscule les Républicains,occupe les villes les unes après les autres, remonte la Loire, prend Saumur d’assaut le 9 juin et s’apprête à marcher sur Paris.

Mais on perd du temps car il faut retourner faire la moisson. Le siège de Nantes est un échec…

C’est alors contre son avis la tragique campagne d’Outre-Loire. Henri nommé généralissime conduit tout un peuple à la recherche d’un port qu’on ne prendra pas et de l’aide anglaise qui ne viendra pas. Il réussit à retourner en Vendée, lève une nouvelle armée pour s’opposer aux Colonnes Infernales mais il est tué le 28 janvier 1794 près de Cholet.

Son frère, Louis, né en 1777, suivit ses parents à la Jamaïque et guerroya dans les Antilles jusqu’à la reconquête de Saint Domingue où sa mère possédait une plantation. Revenu en France en 1801, il fut un opposant irréductible à l’Empire. C’est lui qui, le 12 mars 1814, déploya le drapeau fleurdelysé à Bordeaux qui fut donc la première ville française libérée. Son activité légitimiste reprit pendant les Cent Jours. Nommé général en chef il organisa la résistance vendéenne mais fut tué aux Mathes le 4 juin 1815, deux semaines avant Waterloo, bataille que Napoléon n’aurait sans doute pas perdue s’il n’avait été contraint d’envoyer en Vendée une partie de ses forces.

Le dernier fils, Auguste (1784-1868), enrôlé de force dans la « Grande Armée » fit la campagne de Russie. Il commanda une brigade pendant la guerre d’Espagne de 1823. A l’arrivée de Louis-Philippe, il prépara puis proclama l’insurrection menée par la Duchesse de Berry en 1832. Ensuite on le retrouva dans plusieurs campagnes militaires pour soutenir les souverains légitimes comme au Portugal en 1833. Il n’était pas le seul, son neveu, Louis, périt devant Lisbonne…

Il faut également citer Constance de La Rochejaquelein, soeur des précédents, qui avait épousé Jacques Guerry de Beauregard, général vendéen, lui aussi tué à Aizenay pendant les Cent Jours.

Le nom de La Rochejaquelein s’est éteint depuis la mort en 1897 de Julien, député monarchiste après la guerre de 1870. Il a été décidé que le nom ne serait pas relevé.

Les descendants actuels sont issus de 3 branches : celle de Constance qui eut 10 enfants, celle de Louis qui en eut 8 et celle d’Anne qui en eut 5.